LE PATIO

Vue de la villa et de son patio

Le Bidonville, Vence.

« – JE SUIS UN MONTREUR D’OBJET ».

 

Au boulot
Le Salon Mécanique

Le Bidonville, Vence.

Prés de la fontaine, une grotte salle à manger:

LE SALON MÉCANIQUE.

 

Une accumulation de rouages mécaniques avec des sièges de tracteurs montés sur des poulies industrielles.

Le jeune peintre, qui travaillait en série des paysages niçois, est passé de la représentation à la présentation de l’objet. Un déclic et tout change…
 

LES CACHETS

au début, avec les cachets, l’objet servait à inscrire une trace.
 
L'ALLURE D'OBJET

Le mot allure d’objet est un mot kidnappé à la musique concrète. On trempe l’objet dans l’encre ; ce peut être un œuf, une chaussure, un engrenage, une bouteille,un ressort, un collier etc.
Puis, on le fait rouler sur la toile, il arrive des accidents... 
Ainsi s’inscrit une trajectoire.
 
L'ACCUMULATION

Arman disait qu’il n’avait pas découvert l’accumulation mais que l’accumulation l’avait découvert.

C’est en regardant un tiroir rempli de lampes de radio qu’il comprend que c’est une œuvre complète. Il fixe un rhodoïd sur la boîte dont il peint les côtés en noir. L’objet vu et pris, est représenté et exposé. Il décide de le montrer tel quel. L’accumulation est née.

 
LA POUBELLE
Arman explique qu’avec les ordures, l’homme est confronté à ce qui le dégoûte. Si on colle les ordures dans le plastique, la qualité de l’objet se trouve transformée.
Et celui qui regarde est protégé.
 
L'EMPREINTE - LA COUPE

La coupe, c’est voir l’intérieur et l’extérieur à la fois.
L’intérieur des choses, c’est avoir accès à ce qui est caché, au secret des choses, être un démiurge qui décompose et recompose pour mieux nous montrer l’objet dans l’entièreté de sa plus intime constitution.

« – Enfant, j’allais voir des expositions avec mon père. J’y ai découvert l’intérieur des choses grâce à la coupe industrielle. »

« – Ce sont les tripes de l’objet. »
 

LA COLÈRE

« – C’est le geste qui m’a conduit à l’objet. »

Arman casse l’objet sur le support. Il garde les morceaux pour les coller dans l’œuvre.
C’est la logique du geste qui l’amène à cette logique de l’objet. Le geste juste (à ne pas confondre avec juste un geste) est mesuré et créateur. Arman l’applique sur les objets dont il veut nous montrer la transformation.
Ce geste qu’il nomme non sans provocation colère, permet une dimension nouvelle, une présence plus prenante, source d’interrogation sur le devenir des choses.
N’est-ce pas là le but de l’art ?
 

L'INCLUSION POLYMÈRE, BÉTON

Se servir de l’objet, c’est utiliser ses capacités pour le traiter dans différentes formes.

 

Quand on présente l’objet, il y a une interaction entre le support choisi et les matériaux utilisés. 

 

Si on met l’objet dans une boîte, ce n’est pas la même chose au final que de le retrouver en inclusion dans le plexiglas ou le polyester. 
 
Arman aimait beaucoup le ciment. Et trouvait que le béton rappelle les fossiles. Traités de cette manière, les objets acquièrent un nouveau statut ; ainsi fossilisés c’est une nouvelle destinée pour l’objet.
 
 

Le secret de l’accumulation ?

Les objets deviennent rapidement abstraits lorsqu’ils sont accumulés. Cela se passe très vite dans l’accumulation des petits objets.

Les objets plus grands gardent plus longtemps leur identité. Une règle : La masse critique.
Il ne faut pas dépasser certains seuils dans le nombre.

MANY LISAS

1993
TIRAGE: Œuvre unique et originale
TECHNIQUE: Accumulation fondamentale
DIMENSIONS EN MM.: 590 x 480 x 45
DESCRIPTION: Cartes postales dans une boîte en plexiglas.

16-01-vers 12 13 ans.mp3
16-02-laPremiereAccumulation
16-03-desSuccessions
16-04-J'arriveAPenserMesTravaux
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16-09-QuandJeTravaille