Portrait d'Arman

Le Bidonville, Vence

PENSER ET COMPRENDRE.

PENSER ET COMPRENDRE : C’EST LA FONCTION QU’IL DONNE À L’ART.
 
Ses jamais et toujours amoureux dans des fluctuations de l’âme si fortement contradictoires l’interpellent à faire un peu de lumière quant à cette propension chez lui du nombre d’autres, d’une autre en même temps que d’autres à fleur et dans sa peau. Élevé, éduqué, dans la maîtrise de ce qu’il est et sait pouvoir donner, il revient à la page blanche, pour faire miroir, révélation.


 
Désormais, dans la vie courante, il est très organisé : le téléphone a remplacé les missives. Il s’en sert activement au quotidien et cela lui prend beaucoup de temps. Il veut agender sans défaillance ce qu’il appelle le « damage control » de son multiple amoureux. Il faut dire qu’entre les fidèles et l’infidélité, tout cela finit par constituer pas mal d’alcôves.

Ses agendas ne doivent rien trahir, annotent par numéros bilingues, number one, number two et en suivant. La simultanéité des répétitions ne perd pas le modèle d’origine de la trinité.
 

Arman a fait partout dans sa vie pour sienne la devise de Lavoisier du « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
 

Égal à lui-même, il pratique, il explore, décline réajuste et reconsidère. Car ce qui est certain, c’est que toutes comptent et ont comptées. D’ailleurs, question comptes, c’est un grand sujet d’inquiétude : il ne recule jamais devant les responsabilités et cela finit par faire beaucoup de comptes à alimenter. Quoique la version officielle privilégie sa propension à collectionner, ce que ne disent pas les archives, c’est que ce multiple au féminin n’est pas innocent aux décisions professionnelles : il faut bien assumer.