SANS TITRE

1959

TIRAGE: Unique

TECHNIQUE: Allure d'objet

DIMENSIONS EN MM.: 750 x 1090

DESCRIPTION: Traces d'objets sur papier

C’EST LE MOMENT DE LA CINQUANTAINE.

C’est le moment de la cinquantaine et cela se fête : retour à la tâche pour la décennie de plus. Avec ce qui va aller avec la décennie de plus : c’est comme à chaque fois…
Il s’engage dans une nouvelle liaison amoureuse.
Bref, fidèle à son infidélité.
Qui durera sans surprise dix ans…


 
Durant ces dix années pédagogiques, il a exploité les techniques qu’il a faites siennes dans un appétit de connaisseur : il sélectionne, il trie et prend des options définitives quant au choix des objets qu’il utilise pour en faire sa marque de fabrique. Ce seront les objets apprivoisés et façonnés par la main de l’homme. De son surf sur la vague pédagogique, il garde clairement le tri sélectif de ce qu’il entend accumuler, couper, casser, brûler ou inclure dans la résine ou le béton.


Les années 1980 vont le voir développer, explorer l’une de ses techniques : LA COUPE.
 
C’est toujours ainsi qu’il procède : explorer, revisiter, décliner jusqu’à la lie chacun de ses gestes initiaux des débuts.


La coupe de l’objet, Arman lui confère deux vertus : l’une, c’est la possibilité d’aller dans le regard jusqu’à l’intérieur des choses. L’autre, c’est le fil du diamant que représente la tranche de la coupe. Il la cherche et la veut brillante, présente à scintiller des feux et frissonner son trait. Écho de son travail d’utilisation de l’objet à l’origine ? L’Empreinte pour faire tranche à l’Allure d’Objet qui elle, déroulait le mouvement de l’objet ? 
Pour faire acte de révélation du mouvement simultanément à l’écriture de la traversée du mouvement, détourner l’arrêt sur image au profit de l’hologramme qui atteste que rien n’est plus figé, respire : comme le premier souffle, sorte d’ode à la vie ?

 
 
Non, il ne choisit pas les objets par hasard : il ne veut que ceux le plus reconnaissable possible et par le plus grand nombre possible.
 
« — Un violon reste toujours un violon et tout le monde reconnait un violon ».

Le traitement qu’il fait subir à l’objet va fixer une trame narrative, dessiner son destin.
Puisqu’Arman raconte des histoires avec l’objet.
 
Depuis toujours.


 Cette décennie 80, lorsqu’il décide de traiter la question de la statuaire, de faire un sort aux objets antiques chargés d’une histoire à remonter le temps pour aller voir dans l’intérieur des choses, il ne parle pas du tout dans le vide.
 
Parce que l’interlocutrice attentive et compétente, cette fois, est :
HISTORIENNE DE L'ART.
 
Spécialiste du Quattrocento, s’il vous plait.

 Alors, il peut se déployer, Arman, cet assoiffé de culture : de la mythologie qu’il transforme en humour de ses titres à tiroirs pour colorer le récit, donner du sens. Il est compris, comblé, tout à fait. Et prêt à refaire une première fois, comme à chaque fois…

C’est en 1992 qu’il décide d’écrire un journal. Le cap de la soixantaine et des répétitions, qu’il perçoit dans la lassitude triste de ne pas réussir à trouver son Graal, le courrier n’est plus à la mode, il a envie de fixer sur le papier pour cause du temps qui passe.
Pour comprendre.
SANS TITRE

1963 - circa

TIRAGE: Unique

TECHNIQUE: Empreinte

DIMENSIONS EN MM.: 650 x 500

DESCRIPTION: Empreintes d'une silhouette de statuette sur papier