L'Éternel féminin

1995

TIRAGE: Unique

TECHNIQUE: Transculpture

DIMENSIONS EN MM.: 1750 x 900 x 600

DESCRIPTION: Coupe de statue et coupe de machine à coudre entremêlées entre-elles, bronze soudé et acier, patiné vert.

PAS LA MACHINE À COUDRE.

La Singer à pédale d’Éliane, qui a généré quelques subsides des travaux de couture et aussi rempli les gardes robes des enfants, des poupées. Ainsi que la sienne de garde-robe, à Éliane : elle coupait, cousait les parures à se vêtir coton — blanc que lui, recouvrait « All-Over » de cachets…
 
CETTE machine à coudre, elle est LÀ.
 
Immortalisée.
 
Dans le béton : il disait aimer le béton parce qu’il fossilise…
Suspendue dans le temps, la machine à coudre.
 
Diffracte-t-elle l’autre ? Celle de l’atelier de couture de Georgette, la mère de Micheline ? Souffles et sons de l’univers au féminin des senteurs de tissus ? Les complicités, les chuchotements de secrets, les rires, le RIRE ? CE rire ? Celui de Pachatte ? Écho de l’origine du lien, longtemps dans le si proche de la chambre d’hôtel de Grasse ? Celui des histoires racontées qui se disent des choses qu’il dessine, Armandito ?
 
MOTHER’S DAY…
 
Femme, femmes, de cette machine à coudre, que l’on retrouve dupliquée pour le multiple, encore plus tard. Sacralisée, exhumée de la gangue du béton pour dire, en le montrant, l’intérieur des choses de la coupe. Et s’accomplir pour boucler le récit, dans son titre à écrire un destin, qu’Arman signe : L’ÉTERNEL FÉMININ.