Lettre d’Arman à Éliane Radigue

3 octobre 1957.
 

LE CACHET DE LA POSTE FAIT FOI.

La fin d’une légende...

Et l’importance posthume des lettres d’ARMAN à ÉLIANE pour écrire l’Histoire, fidèlement...

Sur ce fameux carton d’invitation de 1958, une faute typographique de l’imprimeur transforme le nom en « ARMAN » dit la légende.

Dans une lettre du 10 décembre 1956, Éliane est en sanatorium pour soigner sa tuberculose. Dans le déchirement de la séparation familiale, Noël approche et l’idée, c’est de réussir à faire le regroupement tous ensemble. La lettre dit l’organisation pour les retrouvailles à Paris et, pour la première fois, une question est soulevée qui concerne le nom d'Armand autour de sa signature. Simple coquetterie ? Ou début du chemin identitaire de ce grand artiste qui a marqué son temps ?

L’Histoire est en marche !

Dans une lettre du 3 octobre 1957, la décision est attestée dans cette première signature qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie.

À sa manière !

On le reconnaît bien dans l’humour visuel malicieux qui lui ressemble tant...

La décision est accomplie ce 9 octobre 1957 par le cachet de la poste qui fait foi !

En mai 1958, la légende de l’erreur typographique est venue reconstruire la vérité historique.

Tout était prêt AVANT.

Tout comme ARMAN n’allait jamais dans son atelier sans savoir préalablement ce qu’il allait y faire dans son célèbre « — AU BOULOT !» Pour attendre dans l’appétit de la réalisation de l’idée, la rencontre savoureuse de l’expérimentation à réajuster les imprévus du parcours et fabriquer « les issues » du corps à corps avec la matérialisation.

Et trouver L’ŒUVRE.

Dans l’activité d’œuvrer.