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Mon immense Eliane

(Sale petite midinette) - je te hais et plus encore je vais faire comme Ben un poème où tu seras remise à ta place juste et méritée. Comment ne me connais tu point ? Je ne suis bien que près de toi je ne vis bien qu’avec toi et tu me te tortures inutilement. Alors que je suis le premier embêté. Je me réveille juste aujourd’hui d’une fatigue et d’une lassitude immense fruit de l’espèce d’empoisonnement que j’ai subi, alors que, somnambule je suis errant dans les avatars de l’art moderne et des milieux adéquats, j’aurais tel un guerrier japonais besoin d’une épouse qui me donna la force - j’ai une midinette perdue dans des convulsions sentimentales qui me récrimine d’injustes querelles - tu sais par ton épiderme, par tes pupilles, par sensibilité j’espère, que je t’aime « In vitam æternam » et pas comme une chose acquise et rangée de côté mais animé envers toi d’une affection profonde et dynamique je te vois je te vis comme mes dents les unes contre les autres alors ne joue pas les mirages ne recule pas par des cris injustes les moments de contacts je t’aime.
arman